Est-ce qu’il y a des dangers avec l’hypnose Ericksonienne ?

séance d'hypnose Ericksonienne

Quand on découvre l’hypnose Ericksonienne, une question revient très vite : « Est-ce que c’est dangereux ? » Et c’est une question légitime. Entre l’hypnose de spectacle, les idées reçues et ce qu’on voit dans les films, il est normal de se demander jusqu’où on “laisse la main” au thérapeute… et ce qui peut en découler.

L’idée centrale est simple : l’hypnose Ericksonienne n’est pas dangereuse en soi, mais elle n’est pas anodine non plus. Comme tout outil qui travaille sur l’humain, sur les émotions, elle demande un cadre clair, un praticien bien formé et quelques précautions dans les cas particuliers.

Ce que l’hypnose Ericksonienne est… et ce qu’elle n’est pas

L’hypnose Ericksonienne est une approche thérapeutique qui utilise un état de conscience modifié pour faciliter le changement. On reste conscient, on entend tout, on peut parler, on peut refuser une suggestion.

Ce n’est pas :

  • une prise de contrôle de la volonté,
  • un sommeil profond,
  • une manipulation mentale.

En réalité, l’état hypnotique ressemble davantage à une concentration profonde, comme lorsqu’on est absorbé par un film. Il permet d’accéder plus facilement à certains mécanismes inconscients : réactions émotionnelles, habitudes, blocages, croyances.

Autrement dit : l’hypnose Ericksonienne ne fabrique rien de nouveau en vous. Elle aide à mobiliser ce qui est déjà là.

L’hypnose Ericksonienne est-elle dangereuse ?

Dans un cadre sérieux, animé par un professionnel correctement formé, l’hypnose Ericksonienne est globalement sûre et bien tolérée.

La plupart des personnes décrivent la séance comme un moment de détente profonde, de recentrage, parfois de libération émotionnelle.

Cela dit, affirmer qu’il n’existe “aucun risque” serait faux. Selon les personnes et les contextes, on peut observer :

  • une fatigue passagère,
  • un léger flot émotionnel après la séance,
  • une sensation de “flottement”,
  • parfois une sensibilité accrue pendant quelques heures.

Ce sont des réactions normales dès qu’on touche à l’intériorité d’une personne. C’est justement pour cela que le cadre et la relation de confiance sont essentiels.

À qui l’hypnose Ericksonienne ne convient pas ?

L’hypnose Ericksonienne ne s’adresse pas à tous les publics. Elle est déconseillée, voire contre-indiquée, dans certains cas :

  • troubles psychotiques (hallucinations, délires, perte de contact avec la réalité),
  • troubles de la personnalité très instables,
  • pathologies psychiatriques non suivies ou non stabilisées.

Dans ces situations, l’hypnose n’est pas prioritaire et d’autres professionnels, médecin, psychiatre, psychologue, doivent être au premier plan.

Plus largement, l’hypnose ne doit jamais remplacer un avis médical. Si les symptômes sont physiques, douloureux, inquiétants ou persistants, la première étape est un diagnostic. L’hypnose peut ensuite devenir un outil complémentaire, mais pas un substitut.

Les vrais “dangers” : la manière de pratiquer, plus que l’outil

Les risques les plus problématiques ne viennent pas de l’hypnose elle-même, mais :

  • d’un manque de formation,
  • d’une posture non professionnelle,
  • d’un cadre flou,
  • ou de promesses irréalistes.

Sans formation sérieuse, un praticien peut :

  • ne pas repérer les contre-indications,
  • mal encadrer une séance,
  • créer une confusion,
  • renforcer involontairement un mal-être,
  • ou induire une forme de dépendance psychologique.

C’est pour éviter ces dérives que les centres de formation sérieux insistent autant sur la déontologie, la posture thérapeutique, l’écoute, la clarté des limites et la sécurité émotionnelle.

Peut-on rester “bloqué” en hypnose ?

C’est l’une des plus grandes peurs… et l’un des plus grands mythes : on ne reste pas bloqué en hypnose.

L’état hypnotique est un état naturel, réversible, proche d’une rêverie profonde. Même si la séance s’arrêtait brusquement, la personne reviendrait d’elle-même à un état de conscience ordinaire. En revanche, on peut parfois ressortir touché, ému, un peu plus fragile, notamment lorsque des éléments de vie importants ont été travaillés.

D’où l’importance d’un temps de retour, d’une intégration, et d’un accompagnement adapté.

Comment consulter ou pratiquer en sécurité ?

Quelques repères simples :

  • Choisir un praticien ou une formation structurée et professionnelle.
  • Exiger un cadre clair, objectifs, déroulé, limites.
  • S’assurer que le praticien respecte ses compétences et sait orienter vers un médecin si nécessaire.
  • Éviter les discours “miracle”.
  • Écouter son ressenti pendant et après la séance.

L’hypnose Ericksonienne est un outil puissant, qui doit être manié avec finesse.

L’hypnose Ericksonienne, sûre… quand elle est bien pratiquée

Dans la majorité des cas, l’hypnose Ericksonienne est une approche sans danger et respectueuse. Les risques existent, comme dans toute démarche thérapeutique, mais ils restent faibles et maîtrisables dès lors que l’hypnose est pratiquée avec professionnalisme, dans un cadre clair, par une personne réellement formée et profondément respectueuse de la personne accompagnée.

C’est exactement la philosophie portée par notre centre de formation : former des praticiens compétents, responsables, bienveillants, capables d’utiliser l’hypnose Ericksonienne en toute sécurité et surtout au service, toujours, du mieux-être des personnes que nous accompagnons.

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